Ascension du Nyiragongo

Situé à 18km de Goma, le Nyiragongo, volcan culminant aujourd'hui à 3470m, avait au XVIIIème et XIXème siècle une activité explosive. De 1927 à 1977, cette activité s'est transformée en la formation de laves très fluides qui ont créé un lac de lave, découvert par Tazieff en 1948. Ce lac s'est brutalement vidangé en 1977 par une coulée qui a atteint Goma, faisant plus de 600 victimes ; le cratère avait à la suite de cet évènement une profondeur de 900m. Un nouveau lac de lave s'est formé à partir de 1982 et est monté jusque -285m du sommet. Il s'est de nouveau déversé sur Goma, qui a été atteinte par deux coulées très fluides qui ont fait 70 victimes. Le cratère, alors profond de 760m, est aujourd'hui de nouveau occupé par un lac de lave, à une profondeur de l'ordre de 300m environ.

La journée débute par une succession de tracas : le véhicule qui devait nous conduire au pied du volcan refuse de démarrer, un chefaillon du parc refuse l'accès du volcan aux scientifiques de l'OVG pour un email non reçu, et limite notre séjour à une nuit au lieu de deux.
Encadrés par deux rangers armés, accompagnés par les porteurs et quatre touristes, nous attaquons la bavante de cinq heures qui par ses 8 kilomètres et 1500m de dénivelé et quatre haltes nous conduira sur le bord du cratère. Plus on avance, plus la pente est raide ; en outre, nous approchons 3500m, ce qui limite tant soit peu nos performances !
Nous jetons en passant un coup d'oeil à la fissure éruptive de 2002, par laquelle s'est également échappé la coulée de 1977.
Une douzaine de cabanes étanches à l'eau et à l'air et équipées de matelas et d'oreillers nous attendent au sommet. Nous en profiterons bien, mais peu car la météo clémente nous permet de profiter du lac de lave toute la soirée et la nuit. Le lac de lave, le plus grand au monde, est parfaitement visible et se trouve à 300m environ en contrebas . Les fissures qui traversent la croûte sont en mouvement permanent, avec un puissant bruit sourd de vagues. Un de nos compagnons d'ascension lance son drone vers le cratère ; bluffant, mais hélas l'engin se perdra au retour.

Dès le lever du soleil, il faut envisager la redescente, encore plus éprouvante que la montée, L'orage gronde, et les gouttes commencent à tomber alors que nous croisons un groupe encadrant 6 touristes attaquant la montée. Dur dur pour eux !

Ascension du Nyiragongo

Carte du Nyiragongo

Situé à 18km de Goma, le Nyiragongo, volcan culminant aujourd'hui à 3470m, avait au XVIIIème et XIXème siècle une activité explosive. De 1927 à 1977, cette activité s'est transformée en la formation de laves très fluides qui ont créé un lac de lave, découvert par Tazieff en 1948. Ce lac s'est brutalement vidangé en 1977 par une coulée qui a atteint Goma, faisant plus de 600 victimes ; le cratère avait à la suite de cet évènement une profondeur de 900m. Un nouveau lac de lave s'est formé à partir de 1982 et est monté jusque -285m du sommet. Il s'est de nouveau déversé sur Goma, qui a été atteinte par deux coulées très fluides qui ont fait 70 victimes. Le cratère, alors profond de 760m, est aujourd'hui de nouveau occupé par un lac de lave, à une profondeur de l'ordre de 300m environ.

Préparatifs de départ, à Kibati Le sommet du Nyiragongo se dévoile Fissure éruptive de 2002 (la même qu'en 1977)
Préparatifs de départ, à Kibati Notre destination se dévoile Fissure de 2002

La journée débute par une succession de tracas : le véhicule qui devait nous conduire au pied du volcan refuse de démarrer, un chefaillon du parc refuse l'accès du volcan aux scientifiques de l'OVG pour un email non reçu, et limite notre séjour à une nuit au lieu de deux. Encadrés par deux rangers armés, accompagnés par les porteurs et quatre touristes, nous attaquons la bavante de cinq heures qui par ses 8 kilomètres et 1500m de dénivelé et quatre haltes nous conduira sur le bord du cratère. Plus on avance, plus la pente est raide ; en outre, nous approchons 3500m, ce qui limite tant soit peu nos performances !

Nous jetons en passant un coup d'oeil à la fissure éruptive de 2002, par laquelle s'est également échappé la coulée de 1977.

Dernière montée vers le sommet Cabanes tout confort au sommet Première vision du lac de lave
Dans la dernière montée Cabanes au sommet Première vision du cratère

Une douzaine de cabanes étanches à l'eau et à l'air et équipées de matelas et d'oreillers nous attendent au sommet. Nous en profiterons bien, mais peu car la météo clémente nous permet de profiter du lac de lave toute la soirée et la nuit. Le lac de lave, le plus grand au monde, est parfaitement visible et se trouve à 300m environ en contrebas . Les fissures qui traversent la croûte sont en mouvement permanent, avec un puissant bruit sourd de vagues. Un de nos compagnons d'ascension lance son drone vers le cratère ; bluffant, mais hélas l'engin se perdra au retour.

Vision nocturne du lac de lave La nuit, les parois du cratère sont éclairées par le rougeoiement de la lave Vision nocturne du lac de lave
Le cratère au soleil couchant Cratère illuminé par la lave Vision nocturne du lac de lave
Vision nocturne du lac de lave Vision nocturne du lac de lave Vision nocturne du lac de lave

Dès le lever du soleil, il faut envisager la redescente, encore plus éprouvante que la montée, L'orage gronde, et les gouttes commencent à tomber alors que nous croisons un groupe encadrant 6 touristes attaquant la montée. Dur dur pour eux !

Dépose sur le Nyamulagira

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/06/2017

Dépose sur le Nyamulagira
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