Samedi 11 janvier 2003

Nous avons obtenu les autorisations d'aller vers l'Erta Ale... mais pas nos véhicules... Il faut donc commander des 4*4 à Addis Abeba, à 800 km de là ; nous espérons qu'ils arriveront dans la soirée, et que nous les retrouverons à Logia. Accompagnés par un "officiel", nous partons nous balader le long de la rivière Awash.

Nous descendons la falaise, hélas transformée en dépotoir (que dire de l'état de l'eau de la rivière, par ailleurs si rare....). Après la traversée de jardins fertiles, nous atteignons les rives, où se reposent quelques crocodiles de relativement petite taille.

Nous quittons Ayssaita vers 15 heures, par le bus. Le chauffeur repousse brutalement des hommes qui tentent de monter en route, apparamment sans avoir les moyens de payer leur place. Nous rejoignons la route à Serdo, et nous arrêtons à l'entrée de Logia, sur le parking d'une station service. Nous y attendons vainement nos véhicules, et dormirons finalement sur place, bercés par le bruit d'un compresseur et accompagnés dans notre sommeil par de nombreux moustiques et quelques souris.

Dimanche 12 janvier 2003

A huit heures du matin, toujours rien. Nous préparons néanmoins nos sacs, comme si nous arrivions de manière certaine dès ce soir au pied du volcan. Et miracle, pendant le petit déjeuner, les trois voitures arrivent... Nous les remplissons vite fait, nous volons notre place à de gros camions moins mobiles dans la queue désordonnée de la station service, et c'est parti pour la piste de Sardo à Afdera. Cette route de 188 kilomètres a été inaugurée en octobre 2001, comme première étape d'un projet visant à permettre les exportations de ciment et de marbre depuis Makale, dans le Tigray, jusque Djibouti. Aujourd'hui, elle permet d'exporter le sel produit par la concession d'Afdera.

Notre chauffeur conduit lentement sur la piste dégradée et se laisse largement distancer par les autres véhicules ; nous avons le temps d'admirer les autruches et les gazelles qui errent dans le paysage de coulées de lave recouvertes de sable apporté par le vent. Un peu plus loin, attroupement : l'un de nos véhicules a quitté la route. Par chance, il a été se planter quasi verticalement entre un mur de rochers et le ravin ; les passagers n'ont que quelques bobos. Une foule de personnes dont des militaires du point de contrôle voisin, en armes, nous entoure rapidement ; le véhicule est ramené sur la piste : une roue à changer, et la barre de suspension cassée. Pendant la fabrication de l'attelle en acacia et ficelle, nous partons admirer un important gisement d'obsidienne, cette pierre noire d'aspect vitreux.

Après cette réparation de fortune, nous repartons, Franck ayant pris le volant du véhicule, désormais aussi maniable qu'un char d'assaut. La piste est de plus en plus dégradée, probablement par le passage des camions dont nous croisons quelques uns pleins de marchandises... et de passagers. Car le principe du taxi brousse fonctionne parfaitement, et nous prendrons souvent sur quelques kilomètres des "stoppeurs" . A 16 heures, nous arrivons au niveau du lac, situé à 140 mètres sous le niveau de la mer, et rejoignons le poste militaire d'Afdera pour obtention des autorisations d'aller plus loin... et y sommes consignés jusqu'à nouvel ordre "pour notre sécurité". Nous n'avons la permission de sortir qu'à pied, pour rejoindre les "toilettes" (extrémité éloignée du village, ressemblant encore plus à un dépotoir que la cour de la caserne).

Samedi 11 janvier 2003


Nous avons obtenu les autorisations d'aller vers l'Erta Ale... mais pas nos véhicules... Il faut donc commander des 4*4 à Addis Abeba, à 800 km de là ; nous espérons qu'ils arriveront dans la soirée, et que nous les retrouverons à Logia. Accompagnés par un "officiel", nous partons nous balader le long de la rivière Awash.

Maisons d'Ayssaita Le village se trouve sur une falaise dominant la rivière Awash Les rives de la rivière Awash : un oasis luxuriant...
Ayssaita Ayssaita Rivière Awash

Nous descendons la falaise, hélas transformée en dépotoir (que dire de l'état de l'eau de la rivière, par ailleurs si rare....). Après la traversée de jardins fertiles, nous atteignons les rives, où se reposent quelques crocodiles de relativement petite taille.

Un crocodile se repose devant deux toukouls Nous avons dérangé ce crocodile : il part se rafraîchir
Crocodile Crocodile

Nous quittons Ayssaita vers 15 heures, par le bus. Le chauffeur repousse brutalement des hommes qui tentent de monter en route, apparamment sans avoir les moyens de payer leur place. Nous rejoignons la route à Serdo, et nous arrêtons à l'entrée de Logia, sur le parking d'une station service. Nous y attendons vainement nos véhicules, et dormirons finalement sur place, bercés par le bruit d'un compresseur et accompagnés dans notre sommeil par de nombreux moustiques et quelques souris.

De Desiocho à Assayta

Dimanche 12 janvier 2003


A huit heures du matin, toujours rien. Nous préparons néanmoins nos sacs, comme si nous arrivions de manière certaine dès ce soir au pied du volcan. Et miracle, pendant le petit déjeuner, les trois voitures arrivent... Nous les remplissons vite fait, nous volons notre place à de gros camions moins mobiles dans la queue désordonnée de la station service, et c'est parti pour la piste de Sardo à Afdera. Cette route de 188 kilomètres a été inaugurée en octobre 2001, comme première étape d'un projet visant à permettre les exportations de ciment et de marbre depuis Makale, dans le Tigray, jusque Djibouti. Aujourd'hui, elle permet d'exporter le sel produit par la concession d'Afdera.

Peu de végétation dans le coin... L'expertise du véhicule accidenté est en cours ; un soldat en armes fait le guet Eclats d'osidienne
Désert Après l'accident Obsidienne

Notre chauffeur conduit lentement sur la piste dégradée et se laisse largement distancer par les autres véhicules ; nous avons le temps d'admirer les autruches et les gazelles qui errent dans le paysage de coulées de lave recouvertes de sable apporté par le vent. Un peu plus loin, attroupement : l'un de nos véhicules a quitté la route. Par chance, il a été se planter quasi verticalement entre un mur de rochers et le ravin ; les passagers n'ont que quelques bobos. Une foule de personnes dont des militaires du point de contrôle voisin, en armes, nous entoure rapidement ; le véhicule est ramené sur la piste : une roue à changer, et la barre de suspension cassée. Pendant la fabrication de l'attelle en acacia et ficelle, nous partons admirer un important gisement d'obsidienne, cette pierre noire d'aspect vitreux.

Cette colline est un filon d'obsidiennes Arrivée sur le lac d'Afdera (-140m) Vue sur le lac (salé) d'Afdera
Filon d'obsidienne Lac d'Afdera Lac d'Afdera

Après cette réparation de fortune, nous repartons, Franck ayant pris le volant du véhicule, désormais aussi maniable qu'un char d'assaut. La piste est de plus en plus dégradée, probablement par le passage des camions dont nous croisons quelques uns pleins de marchandises... et de passagers. Car le principe du taxi brousse fonctionne parfaitement, et nous prendrons souvent sur quelques kilomètres des "stoppeurs" . A 16 heures, nous arrivons au niveau du lac, situé à 140 mètres sous le niveau de la mer, et rejoignons le poste militaire d'Afdera pour obtention des autorisations d'aller plus loin... et y sommes consignés jusqu'à nouvel ordre "pour notre sécurité". Nous n'avons la permission de sortir qu'à pied, pour rejoindre les "toilettes" (extrémité éloignée du village, ressemblant encore plus à un dépotoir que la cour de la caserne).

De Desiocho à Assayta

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/01/2003

De Desiocho à Assayta
d'Afdera à Dodom