Vendredi 10 janvier 2003

Nous n'avons pas le temps de profiter de la douche (reste-t-il de l'eau ?) ; par contre les toilettes sont ouvertes (il s'agit du terrain mitoyen, constellé de détritus et gardé par de magnifiques marabouts). Petit-déjeuner à base d'omelette ou pain au miel selon les goûts, et nous nous prenons sur quelques kilomètres la route d'Asab, port Erythréen désormais interdit aux Ethiopiens. Jacques-Marie nous explique le paysage où convergent trois zones de fracture (le rift est-africain, la mer rouge et le golfe d'Aden). Le fond du rift est tapissé de lacs salés, dont certains sont exploités ; nous voyons également sur le bord Nord du rift une source chaude, où les Italiens avaient installé des thermes pendant la colonisation de la région, mais dont le débit est désormais très faible suite à un séisme.

Nous poursuivons notre route vers Ayssaita, pour l'instant encore capitale administrative de la région Afar, afin d'y obtenir les autorisations nécessaires à l'approche du volcan. Près de Serdo, où nous quittons la route pour prendre la piste, nous déambulons un moment sur le fond asséché d'un ancien lac, où nous trouvons quelques coquillages, des éclats d'oeufs d'autruches, des fossiles, des pierres parfaitement sphériques et quelques morceaux d'obsidienne. Quelques magnifiques oiseaux dont un ibis nous contemplent. Près de là, nous quittons illégalement la piste pour aller observer un dôme volcanique, éventré par une carrière qui permet de visualiser les différentes couches.

Nous poursuivons notre chemin jusque Ayssaita, où nous sommes consignés à l'hôtel le temps d'obtenir les autorisations. Le site est magnifique et domine un bras de la rivière Awash, dont le débit diminue drastiquement depuis que des champs de coton sont irrigués en amont. Cette rivière n'atteint déjà plus la mer, et se perd dans les lacs Gamari et Abbe, à la frontière de Djibouti. Des singes tournent autour de nous ; il paraît qu'ils ont subtilisé un petit appareil photo à un membre du groupe précédent. Le café est torréifié sous nos yeux, répandant une savoureuse odeur. De nombreux marabouts veillent sur la falaise, qui surplombe une plaine cultivée et où sont installées quelques huttes traditionnelles, les toukouls. Les lits avec moustiquaires sont installés sur la terrasse (le paludisme s'ajoute aux fléaux dont souffre la région).

Vendredi 10 janvier 2003


Nous n'avons pas le temps de profiter de la douche (reste-t-il de l'eau ?) ; par contre les toilettes sont ouvertes (il s'agit du terrain mitoyen, constellé de détritus et gardé par de magnifiques marabouts). Petit-déjeuner à base d'omelette ou pain au miel selon les goûts, et nous nous prenons sur quelques kilomètres la route d'Asab, port Erythréen désormais interdit aux Ethiopiens. Jacques-Marie nous explique le paysage où convergent trois zones de fracture (le rift est-africain, la mer rouge et le golfe d'Aden). Le fond du rift est tapissé de lacs salés, dont certains sont exploités ; nous voyons également sur le bord Nord du rift une source chaude, où les Italiens avaient installé des thermes pendant la colonisation de la région, mais dont le débit est désormais très faible suite à un séisme.

Le fond du rift est couvert de sels Exploitation de sels Les anciens thermes italiens
Le rift Exploitation de sel Anciens thermes italiens

Nous poursuivons notre route vers Ayssaita, pour l'instant encore capitale administrative de la région Afar, afin d'y obtenir les autorisations nécessaires à l'approche du volcan. Près de Serdo, où nous quittons la route pour prendre la piste, nous déambulons un moment sur le fond asséché d'un ancien lac, où nous trouvons quelques coquillages, des éclats d'oeufs d'autruches, des fossiles, des pierres parfaitement sphériques et quelques morceaux d'obsidienne. Quelques magnifiques oiseaux dont un ibis nous contemplent. Près de là, nous quittons illégalement la piste pour aller observer un dôme volcanique, éventré par une carrière qui permet de visualiser les différentes couches.

Les rives d'un ancien lac ; à l'arrière plan, dôme volcanique
Rives d'un ancien lac

Nous poursuivons notre chemin jusque Ayssaita, où nous sommes consignés à l'hôtel le temps d'obtenir les autorisations. Le site est magnifique et domine un bras de la rivière Awash, dont le débit diminue drastiquement depuis que des champs de coton sont irrigués en amont. Cette rivière n'atteint déjà plus la mer, et se perd dans les lacs Gamari et Abbe, à la frontière de Djibouti. Des singes tournent autour de nous ; il paraît qu'ils ont subtilisé un petit appareil photo à un membre du groupe précédent. Le café est torréifié sous nos yeux, répandant une savoureuse odeur. De nombreux marabouts veillent sur la falaise, qui surplombe une plaine cultivée et où sont installées quelques huttes traditionnelles, les toukouls. Les lits avec moustiquaires sont installés sur la terrasse (le paludisme s'ajoute aux fléaux dont souffre la région).

Marabouts Marabouts, ibis et toukouls Terrasse de l'hôtel, avec vue imprenable
Marabouts Toukouls Notre campement
de Djibouti à Desiocho

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/01/2003

de Djibouti à Desiocho
D'assayta à Afdera