Décembre 2002

Le plus dur pour préparer ce voyage, c'est semble-t-il obtenir les visas de Djibouti. Il faut téléphoner à l'ambassade pour apprendre... les heures auxquelles on peut téléphoner sans déranger ; mais encore faut-il que quelqu'un réponde ! Ensuite, il faut des photocopies des fiches de paye, des certificats de l'employeur, des copie des billets d'avion dont nous ne disposons pas encore... Mais en envoyant le dossier par la poste, tout se passe finalement bien même si les délais prévus ne sont pas respectés. Par contre, pour les visas Ethiopiens, aucun problème.

Jeudi 9 janvier 2003

Sept heures trente après le départ de Roissy avec -6°, nous arrivons à Djibouti, avec 23° à 8h55. De l'aéroport au centre-ville, nous apercevons les quartiers militaires américains et français, oasis verts à l'accès strictement protégé, surréalistes au milieu de cabanes empoussiérées. Les affiches de prévention contre le sida sont omniprésentes au bord de la route. Nous nous dirigeons immédiatement vers les locaux de l'agence, pendant que Franck négocie ses visas : il ne reste qu'une page libre sur son passeport, et les Ethiopiens en exigent trois au minimum. Après intervention de l'ambassade d'Addis Abeba, le problème est résolu, mais avec trois heures de délai. Or, demain, ce sont les élections générales à Djibouti : la frontière sera fermée à minuit. Nous n'avons donc pas de temps à perdre !

Nous croisons le groupe qui nous précédait ; seules les personnes ayant opté pour l'option longue du voyage ont pu atteindre le cratère, les autorisations d'accès n'ayant pas été délivrées au bout de trois jours d'attente à Ayssaita. Nous suivons la route d'Addis Abeba jusque Desiocho. Jusque Dikhil, où nous déjeunons à l'occidentale vers 15 heures, la route est goudronnée. Ensuite, les choses se gâtent jusque la frontière, à Galafi : après un raccourci sur une zone parfaitement plane correspondant au fond d'un ancien lac, nous prenons une piste défonçée parcourue par un trafic intense de camions, dont une nuée de citernes avec remorques, qui se dirigent depuis Djibouti vers Addis Abeba. En sens inverse, les camions portent sur leur plateau les remorques vides. Il faut dire que l'Ethiopie n'a aucun débouché sur la mer depuis le conflit avec l'Erythrée, et que la liaison avec Djibouti constitue un lien vital pour le pays.

Le paysage est désertique, tantôt parsemé de cailloux, tantôt uniquement sableux. Nous apercevons des dromadaires, et quelques gazelles. L'arrivée nocturne à Galafi est hallucinante ; une file ininterrompue de camions roulent dans des nuages de poussière bloquant toute visibilité ; les essuie-glaces repoussent péniblement des couches de sable...

Côté Djiboutien, nos passeports et visas sont épluchés, complétés et recopiés minutieusement (en effet, on n'y trouve pas chez nous les prénoms du père et de la mère, ni la profession). Le passeport de Jacques-Marie nécessite l'intervention radio des supérieurs, car la durée du visa a été surchargée par l'ambassade sans apposition d'un tampon, ce qui le rend invalide... Côté Ethiopien, pas de problème pour les passagers, mais de nombreuses difficultés pour obtenir les papiers de véhicules. Enfin, nous passons...

Une route goudronnée nous conduit à Desiocho, où nous coucherons à l'hôtel. Ce village est construit en longueur au bord de la route, et offre une succession de cabanes proposant des repas et des lits aux routiers. La peinture des tôles ondulées camouflent ceux-ci en une forêt de bambous, finalement assez réussie. Nous accédons par l'arrière à un de ces établissements ; dans la ruelle le desservant, on nous installe aussitôt les lits qui nous sont destinés. Avant de tomber dans les bras de Morphée, nous y mangeons avec les doigts (de la main droite) de l'injera, un plat collectif de viande et de légumes disposé sur une grande galette de blé fermenté, et magnifiquement accompagné de bière locale.

Décembre 2002


Le plus dur pour préparer ce voyage, c'est semble-t-il obtenir les visas de Djibouti. Il faut téléphoner à l'ambassade pour apprendre... les heures auxquelles on peut téléphoner sans déranger ; mais encore faut-il que quelqu'un réponde ! Ensuite, il faut des photocopies des fiches de paye, des certificats de l'employeur, des copie des billets d'avion dont nous ne disposons pas encore... Mais en envoyant le dossier par la poste, tout se passe finalement bien même si les délais prévus ne sont pas respectés. Par contre, pour les visas Ethiopiens, aucun problème.

Jeudi 9 janvier 2003


Sept heures trente après le départ de Roissy avec -6°, nous arrivons à Djibouti, avec 23° à 8h55. De l'aéroport au centre-ville, nous apercevons les quartiers militaires américains et français, oasis verts à l'accès strictement protégé, surréalistes au milieu de cabanes empoussiérées. Les affiches de prévention contre le sida sont omniprésentes au bord de la route. Nous nous dirigeons immédiatement vers les locaux de l'agence, pendant que Franck négocie ses visas : il ne reste qu'une page libre sur son passeport, et les Ethiopiens en exigent trois au minimum. Après intervention de l'ambassade d'Addis Abeba, le problème est résolu, mais avec trois heures de délai. Or, demain, ce sont les élections générales à Djibouti : la frontière sera fermée à minuit. Nous n'avons donc pas de temps à perdre !

Nous croisons le groupe qui nous précédait ; seules les personnes ayant opté pour l'option longue du voyage ont pu atteindre le cratère, les autorisations d'accès n'ayant pas été délivrées au bout de trois jours d'attente à Ayssaita. Nous suivons la route d'Addis Abeba jusque Desiocho. Jusque Dikhil, où nous déjeunons à l'occidentale vers 15 heures, la route est goudronnée. Ensuite, les choses se gâtent jusque la frontière, à Galafi : après un raccourci sur une zone parfaitement plane correspondant au fond d'un ancien lac, nous prenons une piste défonçée parcourue par un trafic intense de camions, dont une nuée de citernes avec remorques, qui se dirigent depuis Djibouti vers Addis Abeba. En sens inverse, les camions portent sur leur plateau les remorques vides. Il faut dire que l'Ethiopie n'a aucun débouché sur la mer depuis le conflit avec l'Erythrée, et que la liaison avec Djibouti constitue un lien vital pour le pays.

Le paysage est désertique, tantôt parsemé de cailloux, tantôt uniquement sableux. Nous apercevons des dromadaires, et quelques gazelles. L'arrivée nocturne à Galafi est hallucinante ; une file ininterrompue de camions roulent dans des nuages de poussière bloquant toute visibilité ; les essuie-glaces repoussent péniblement des couches de sable...

Côté Djiboutien, nos passeports et visas sont épluchés, complétés et recopiés minutieusement (en effet, on n'y trouve pas chez nous les prénoms du père et de la mère, ni la profession). Le passeport de Jacques-Marie nécessite l'intervention radio des supérieurs, car la durée du visa a été surchargée par l'ambassade sans apposition d'un tampon, ce qui le rend invalide... Côté Ethiopien, pas de problème pour les passagers, mais de nombreuses difficultés pour obtenir les papiers de véhicules. Enfin, nous passons...

Au bord de la route Coucher de soleil sur le rift Installation des lits
Entre Djibouti et Desiocho Coucher de soleil Installation à l'hôtel

Une route goudronnée nous conduit à Desiocho, où nous coucherons à l'hôtel. Ce village est construit en longueur au bord de la route, et offre une succession de cabanes proposant des repas et des lits aux routiers. La peinture des tôles ondulées camouflent ceux-ci en une forêt de bambous, finalement assez réussie. Nous accédons par l'arrière à un de ces établissements ; dans la ruelle le desservant, on nous installe aussitôt les lits qui nous sont destinés. Avant de tomber dans les bras de Morphée, nous y mangeons avec les doigts (de la main droite) de l'injera, un plat collectif de viande et de légumes disposé sur une grande galette de blé fermenté, et magnifiquement accompagné de bière locale.

Erta Ale : le feu éternel des Afars

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/01/2003

Erta Ale : le feu éternel des Afars
De Desiocho à Assayta