Lundi 13 Janvier 2003

Après une nuit ventée et quelques négociations, nous sommes autorisés à reprendre la route, mais à condition de prendre en charge sept soldats en armes (kalashnikovs et grenades). La piste devient imprécise, à travers les étendues sableuses. A quelques centaines de mètres du village, nous connaissons notre premier ensablement ; nous découvrons à cette occasion que les 4*4 n'en sont pas vraiment (impossibilité de passer en quatre roues motrices pour deux d'entre eux) et que deux des chauffeurs ne savent pas comment s'en sortir et ne font qu'enfoncer leur véhicule en accélérant à fond. En outre, l'une des voitures ne redémarre pas à chaud après calage ; et elle cale souvent quand elle s'ensable.... Franck dirige les opérations, avec les moyens du bord selon l'environnement (herbes malingres, caillasse, branches sèches...). De temps à autre, nos passagers imposés décident que nous devons nous arrêter là ; de longs palabres précèdent alors notre remise en route.

L'un des véhicules quitte le convoi pour aller commander au village de Dodom quelques chameaux, qui nous rejoindront le lendemain matin avec quelques bagages et surtout les compléments d'eau et de nourriture. Nous arrivons avec la nuit au terme de ces soixante cinq kilomètres de piste ; nous voyons les bouffées de gaz s'échapper du cratère, distant d'une dizaine de kilomètres. Dans la nuit, le rougeoiement de la lave se réflètera dans ces nuages de gaz comme un phare. Après le repas, nous attaquons la courte ascension vers la caldeira, qui culmine à 613 mètres (encore faut-il préciser que nous démarrons sous le niveau de la mer...). Cette montée au clair de lune ne pose pas de problème, sauf un bref passage dans les grattons où il vaut mieux ne pas quitter le chemin. Hélas, Sylvie se fait une entorse et ne pourra atteindre le sommet à quelques centaines de mètres du but. Nous atteignons la lèvre de la caldeira où nous installerons notre bivouac. Nous redescendons la paroi d'une quinzaine de mètres et cheminons sur des coulées de lave cordée et des tunnels jusqu'au bord du cratère sud. Contrairement à sa réputation, le cratère exhale d'importantes bouffées de gaz qui bouchent la vue et nous obligent à porter le masque à gaz. Au cours de brèves éclaircies, nous avons néanmoins une vue plongeante sur le lac de lave, 100 mètres plus bas.

Malgré la longue journée, nous restons fascinés devant ce spectacle ; le lac sombre est strié par des fissures mouvantes qui dévoilent le flux sous jacent de lave rouge vif. Des fontaines de lave de cinq mètres de haut environ complètent le tableau, que masquent régulièrement des nuages de gaz semblant provenir principalement des parois du puits. A quatre heures du matin, certains commencent à avoir froid ; il est vrai que la température a dû descendre jusque 20°... nous partons attendre le lever du soleil, sur le bord de la caldeira.

Lundi 13 Janvier 2003


Après une nuit ventée et quelques négociations, nous sommes autorisés à reprendre la route, mais à condition de prendre en charge sept soldats en armes (kalashnikovs et grenades). La piste devient imprécise, à travers les étendues sableuses. A quelques centaines de mètres du village, nous connaissons notre premier ensablement ; nous découvrons à cette occasion que les 4*4 n'en sont pas vraiment (impossibilité de passer en quatre roues motrices pour deux d'entre eux) et que deux des chauffeurs ne savent pas comment s'en sortir et ne font qu'enfoncer leur véhicule en accélérant à fond. En outre, l'une des voitures ne redémarre pas à chaud après calage ; et elle cale souvent quand elle s'ensable.... Franck dirige les opérations, avec les moyens du bord selon l'environnement (herbes malingres, caillasse, branches sèches...). De temps à autre, nos passagers imposés décident que nous devons nous arrêter là ; de longs palabres précèdent alors notre remise en route.

Premier ensablement Qui garde les flingues pendant qu'on pousse la voiture ? C'est Sylvie... Palabre... repartirons-nous ?
Premier ensablement Sylvie et sa kalashnikov Et ça palabre...

L'un des véhicules quitte le convoi pour aller commander au village de Dodom quelques chameaux, qui nous rejoindront le lendemain matin avec quelques bagages et surtout les compléments d'eau et de nourriture. Nous arrivons avec la nuit au terme de ces soixante cinq kilomètres de piste ; nous voyons les bouffées de gaz s'échapper du cratère, distant d'une dizaine de kilomètres. Dans la nuit, le rougeoiement de la lave se réflètera dans ces nuages de gaz comme un phare. Après le repas, nous attaquons la courte ascension vers la caldeira, qui culmine à 613 mètres (encore faut-il préciser que nous démarrons sous le niveau de la mer...). Cette montée au clair de lune ne pose pas de problème, sauf un bref passage dans les grattons où il vaut mieux ne pas quitter le chemin. Hélas, Sylvie se fait une entorse et ne pourra atteindre le sommet à quelques centaines de mètres du but. Nous atteignons la lèvre de la caldeira où nous installerons notre bivouac. Nous redescendons la paroi d'une quinzaine de mètres et cheminons sur des coulées de lave cordée et des tunnels jusqu'au bord du cratère sud. Contrairement à sa réputation, le cratère exhale d'importantes bouffées de gaz qui bouchent la vue et nous obligent à porter le masque à gaz. Au cours de brèves éclaircies, nous avons néanmoins une vue plongeante sur le lac de lave, 100 mètres plus bas.

100 mètres sous nos pieds, le lac de lave rougeoie Les fissures s'ouvrent et disparaissent dans la croûte de la surface Les nuages de gaz masquent la vue
Lac de lave Fissures dans la croûte de lave Bouffées de gaz

Malgré la longue journée, nous restons fascinés devant ce spectacle ; le lac sombre est strié par des fissures mouvantes qui dévoilent le flux sous jacent de lave rouge vif. Des fontaines de lave de cinq mètres de haut environ complètent le tableau, que masquent régulièrement des nuages de gaz semblant provenir principalement des parois du puits. A quatre heures du matin, certains commencent à avoir froid ; il est vrai que la température a dû descendre jusque 20°... nous partons attendre le lever du soleil, sur le bord de la caldeira.

D'assayta à Afdera

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/01/2003

D'assayta à Afdera
Erta Ale