Le lac Karoum

02/03/2011 et 03/03/2011

A une demi-heure du campement, nous atteignons le lac Karoum après avoir franchi une zone boueuse. Nous allons jeter un oeil sur les rivages de la zone en eau, avant de revenir sur la zone d'exploitation du sel, où les caravanes arrivent en début de matinée.

Des ouvriers cassent à la hache des plaques, qui sont ensuite débitées à l'herminette en briques de taille standard.

Les dromadaires et les ânes patientent, en attendant d'être chargés et de prendre la direction de Bere Ale.

Le lac offre également des curiosités hydrothermales ; nous nous dirigeons tout d'abord vers des gros bouillonnements et geysers jaunâtres au milieu d'une mare, qui dégagent une odeur forte d'hydrocarbures.

Nous allons enfin visiter une source de chlorure de magnesium, qui se fige instantanément dès que l'on étale le liquide sur un rocher

Situé à -130m d'altitude, le lac Karoum a été à plusieurs reprises recouvert par la mer, pour la dernière fois il y a 80 000 ans. La température est supérieure à 40°, et atteint 65° l'été ; l'évaporation y est donc abondante, et la couche de sel atteint 2000m d'épaisseur. Une partie du lac reste en eau libre ; le vent étale régulièrement cette eau sur la surface plane du lac et regénère la couche de sel.

Des ouvriers pour la plupart originaires du Tigré détachent chaque jour plusieurs tonnes de sel. Il est ensuite débité par des afars, en briques de taille inchangée depuis des millénaires. Ensuite les caravaniers du Tigré chargent ânes et dromadaires, qui remontent ce sel jusque Bere Ale, à deux jours de chemin. Dans le passé, les caravanes remontaient jusque Mekelé, mais la construction de la route a mis fait à cette activité ; l'approche du lac semble difficilement envisageable par camions, certaines zones étant boueuses et nécessitant une conduite avisée, en particulier quand le lac est recouvert par 30cm d'eau.

En mai 2009, le gouvernement éthiopien a accordé des droits d'exploitation de potasse à des compagnies britanniques, entraînant la colère des Afars qui détenaient jusqu'alors le monopole de l'extraction du sel dans la région. En réaction, les Afars ont miné la région s'étendant entre le Dallol et le volcan Erta Alé, entraînant la mort d'une quinzaine de personnes au cours du seul mois de mai 2009. Les victimes sont essentiellement des ouvriers chinois (qui construisent des routes dans la région), mais aussi un touriste étranger.

Le lac Karoum

02/03/2011 et 03/03/2011


A une demi-heure du campement, nous atteignons le lac Karoum après avoir franchi une zone boueuse. Nous allons jeter un oeil sur les rivages de la zone en eau, avant de revenir sur la zone d'exploitation du sel, où les caravanes arrivent en début de matinée.

Lac Karoum ; mares d'eau Lac Karoum ; mares d'eau Lac de Karoum ; caravane de dromadaires
Lac Karoum Lac Karoum Arrivée d'une caravane

Des ouvriers cassent à la hache des plaques, qui sont ensuite débitées à l'herminette en briques de taille standard.

Lac de Karoum ; taille d'une plaque de sel Lac de Karoum ; décollage d'une plaque de sel Lac de Karoum ; taille d'une brique de sel
Extraction d'une plaque Extraction d'une plaque Taille d'une briquette

Les dromadaires et les ânes patientent, en attendant d'être chargés et de prendre la direction de Bere Ale.

Lac de Karoum ; dromadaires en attente de chargement Lac de Karoum ; ânes en attente de chargement
Dromadaires Anes

Le lac offre également des curiosités hydrothermales ; nous nous dirigeons tout d'abord vers des gros bouillonnements et geysers jaunâtres au milieu d'une mare, qui dégagent une odeur forte d'hydrocarbures.

Lac de Karoum ; bouillonnements d'hydrocarbure Lac de Karoum ; bouillonnements d'hydrocarbure
Zone hydrothermale Zone hydrothermale

Nous allons enfin visiter une source de chlorure de magnesium, qui se fige instantanément dès que l'on étale le liquide sur un rocher

Source de chlorure de magnesium ; au loin, canyons de sel Source de chlorure de magnesium
Chlorure de magnesium Chlorure de magnesium

Situé à -130m d'altitude, le lac Karoum a été à plusieurs reprises recouvert par la mer, pour la dernière fois il y a 80 000 ans. La température est supérieure à 40°, et atteint 65° l'été ; l'évaporation y est donc abondante, et la couche de sel atteint 2000m d'épaisseur. Une partie du lac reste en eau libre ; le vent étale régulièrement cette eau sur la surface plane du lac et regénère la couche de sel.

Des ouvriers pour la plupart originaires du Tigré détachent chaque jour plusieurs tonnes de sel. Il est ensuite débité par des afars, en briques de taille inchangée depuis des millénaires. Ensuite les caravaniers du Tigré chargent ânes et dromadaires, qui remontent ce sel jusque Bere Ale, à deux jours de chemin. Dans le passé, les caravanes remontaient jusque Mekelé, mais la construction de la route a mis fait à cette activité ; l'approche du lac semble difficilement envisageable par camions, certaines zones étant boueuses et nécessitant une conduite avisée, en particulier quand le lac est recouvert par 30cm d'eau.

En mai 2009, le gouvernement éthiopien a accordé des droits d'exploitation de potasse à des compagnies britanniques, entraînant la colère des Afars qui détenaient jusqu'alors le monopole de l'extraction du sel dans la région. En réaction, les Afars ont miné la région s'étendant entre le Dallol et le volcan Erta Alé, entraînant la mort d'une quinzaine de personnes au cours du seul mois de mai 2009. Les victimes sont essentiellement des ouvriers chinois (qui construisent des routes dans la région), mais aussi un touriste étranger.

Le pays Afar

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour :13/03/2011

Le pays Afar
Le Dallol