Lundi 19 février 2001

La nuit est glaciale, mais néanmoins reconstitutrice ; par contre, le ciel est superbe dès le matin, même s'il fait un peu frisquet au goût de certains. Nous démarrons en taxi vers la petite Pétra d'où nous démarrons la balade. Nous prenons au passage Ahmed, habitant d'un village construit par le gouvernement pour reloger les anciens habitants des grottes de Pétra, libérées pour le tourisme. Un aller-retour dans le canyon (Siq El Bared) nous tient lieu de mise en jambes et nous permet d'apercevoir les premiers tombeaux nabatéens, et des salles de banquets dont l'une porte encore des fragments de peinture, hélas abîmés par les occupants ultérieurs. Ce site servait de bivouac aux caravanes qui ne pouvaient entrer dans Petra.

Nous traversons le site archéologique de Beidha, vieux de neuf mille ans, qui est le plus ancien site de l'histoire urbaine de l'humanité. Les couches successives permettent de visualiser la transition de maisons semi circulaires vers des maisons à murs droits. Après un thé dans un campement Bédouin, nous marchons deux petites heures avant d'atteindre le Deir, monastère massif des Nabatéens datant du premier siècle de notre ère.

Petite digression historique : les Nabatéeens sont une tribu nomade arrivée d'on ne sait où (Koweit? Mésopotamie?) et qui s'est installée dans l'Edom (Sud de l'actuelle Jordanie) au VIème siècle avant JC. Cette région était alors déserte, leurs prédécesseurs ayant émigré en Palestine pour prendre la place des Israélites, alors déportés à Babylone. Leur activité principale était le trafic de la myrrhe et de l'encens. Petra, située au confluent de trois routes majeures (Syrie au Nord, Gaza et la Méditerranée à l'Ouest, Mer Rouge et Arabie au Sud) était idéalement située pour devenir leur capitale. Jusqu'au IIIème siècle avant JC, leur habitat reste la tente des nomades ; ensuite, les constructions en "dur" et en particulier les nécropoles entièrement taillées dans la roche vive, se multiplient et rivalisent de splendeur, tandis que la cité devient une place internationale commerciale, bancaire et religieuse, au sein d'un royaume qui atteindra deux mille kilomètres de côté. Soumis à Rome en -64 moyennant un tribu, ils aident Octave à atteindre l'Arabie, productrice de l'encens, par la mer... ce qui causera la fin de la route terrestre de l'encens et donc leur déclin progressif jusqu'au IIIème siècle, parachevé par un tremblement de terre en 363 alors que cette capitale n'est plus qu'un gros bourg, et un autre en 551 qui fera émigrer ses derniers habitants.

Une longue descente de neuf cent marches, qui nous permet d'admirer quelques tombeaux, nous conduit au centre de Petra où nous ne posons pas. Nous visitons la dernière trouvaille du site (église byzantine du sixième siècle), dans laquelle on a découvert en 1993 une cinquantaine de rouleaux de papyrus, en cours de décryptage.

Nous passons ensuite devant les tombeaux royaux, avant de nous diriger vers le canyon de Wadi Mudhiem, très étroit au début - une cinquantaine de centimètres, qui nous conduira à l'entrée du site, à proximité immédiate de l'hôtel.

Lundi 19 février 2001

La nuit est glaciale, mais néanmoins reconstitutrice ; par contre, le ciel est superbe dès le matin, même s'il fait un peu frisquet au goût de certains. Nous démarrons en taxi vers la petite Pétra d'où nous démarrons la balade. Nous prenons au passage Ahmed, habitant d'un village construit par le gouvernement pour reloger les anciens habitants des grottes de Pétra, libérées pour le tourisme. Un aller-retour dans le canyon (Siq El Bared) nous tient lieu de mise en jambes et nous permet d'apercevoir les premiers tombeaux nabatéens, et des salles de banquets dont l'une porte encore des fragments de peinture, hélas abîmés par les occupants ultérieurs. Ce site servait de bivouac aux caravanes qui ne pouvaient entrer dans Petra.

Premier contact avec les nécropoles et salles de banquets, dans le Siq El Bared Le Siq El Bared, canyon d'accès à Petite Pétra A l'intérieur de la petite Pétra Notre hôtesse pour le thé et sa fille, dans un campement à proximité du site de Beidha
Siq El Bared Siq El Bared Petite Pétra Tea time

Nous traversons le site archéologique de Beidha, vieux de neuf mille ans, qui est le plus ancien site de l'histoire urbaine de l'humanité. Les couches successives permettent de visualiser la transition de maisons semi circulaires vers des maisons à murs droits. Après un thé dans un campement Bédouin, nous marchons deux petites heures avant d'atteindre le Deir, monastère massif des Nabatéens datant du premier siècle de notre ère.

Le groupe en marche, entre le site archéologique de Beidha et Pétra Campement Bédouin, près de Pétra ; le 4*4 a remplacé le chameau Couche volcanique sur un fond sédimentaire, au dessus de Pétra
Entre Beidha et Pétra Campement bédouin Couche volcanique

Petite digression historique : les Nabatéeens sont une tribu nomade arrivée d'on ne sait où (Koweit? Mésopotamie?) et qui s'est installée dans l'Edom (Sud de l'actuelle Jordanie) au VIème siècle avant JC. Cette région était alors déserte, leurs prédécesseurs ayant émigré en Palestine pour prendre la place des Israélites, alors déportés à Babylone. Leur activité principale était le trafic de la myrrhe et de l'encens. Petra, située au confluent de trois routes majeures (Syrie au Nord, Gaza et la Méditerranée à l'Ouest, Mer Rouge et Arabie au Sud) était idéalement située pour devenir leur capitale. Jusqu'au IIIème siècle avant JC, leur habitat reste la tente des nomades ; ensuite, les constructions en "dur" et en particulier les nécropoles entièrement taillées dans la roche vive, se multiplient et rivalisent de splendeur, tandis que la cité devient une place internationale commerciale, bancaire et religieuse, au sein d'un royaume qui atteindra deux mille kilomètres de côté. Soumis à Rome en -64 moyennant un tribu, ils aident Octave à atteindre l'Arabie, productrice de l'encens, par la mer... ce qui causera la fin de la route terrestre de l'encens et donc leur déclin progressif jusqu'au IIIème siècle, parachevé par un tremblement de terre en 363 alors que cette capitale n'est plus qu'un gros bourg, et un autre en 551 qui fera émigrer ses derniers habitants.

Le Deir, ou monastère, apparaît enfin Creusé dans la falaise, le Deir fait 45 mètres de large et 42 mètres de haut Vue vers le Sinaï, en Israël, depuis les abords du Deir
Approche du Deir Le Deir Vue vers le Sinaï

Une longue descente de neuf cent marches, qui nous permet d'admirer quelques tombeaux, nous conduit au centre de Petra où nous ne posons pas. Nous visitons la dernière trouvaille du site (église byzantine du sixième siècle), dans laquelle on a découvert en 1993 une cinquantaine de rouleaux de papyrus, en cours de décryptage.

Nous nous dirigeons vers les tombeaux royaux De gauche à droite, le tombeau à étages et le tombeau Corinthien
Tombeaux royaux Tombeau à étages

Nous passons ensuite devant les tombeaux royaux, avant de nous diriger vers le canyon de Wadi Mudhiem, très étroit au début - une cinquantaine de centimètres, qui nous conduira à l'entrée du site, à proximité immédiate de l'hôtel.

Jeux de couleurs, dûs à l'érosion de la roche Quelques rares fleurs parsèment le sable (il a plu ces jours ci) Irisation de la roche, dûe à l'érosion
Jeux de couleurs Fleurs du désert Irisation de la roche
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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 09/06/2001

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