Garbuna
Mardi 1 novembre 2005

Le groupe de disloque temporairement : Olivier et Sylvette retournent à Rabaul, Philippe et Gisèle vont profiter des remarquables fonds sous-marins de la région. Franck, Jean, Hervé, Evelyne, Jean-Jacques et moi optons pour l'ascension du Garbuna. Ce volcan qui culmine à 1110m est entré en éruption le 17 octobre après un sommeil de 1700 ans ; il était néanmoins connu comme étant la zone hydrothermale la plus importante de Papouasie. Cette éruption s'est manifestée par un panache de quatre kilomètres, retombé sur le village de Garu dont les eaux ont été polluées, et dont les habitants sont très inquiets, aucune référence historique ne permettant de pronostiquer la suite des évènements sur ce volcan non instrumenté, car considéré jusque là comme éteint. Nous nous dirigeons donc en début d'après-midi vers la plantation de Kilu, qui nous servira de bivouac et de point de départ. Les habitants ne manifestent pas d'inquiétude particulière, même s'ils ont observé depuis trois jours la pollution de la rivière, désormais d'un blanc laiteux, une source restant néanmoins potable. Hermann, le responsable du village, nous indique avoir conduit une australienne au sommet, la veille de l'éruption.
Une colonne de vapeur semble se dégager du volcan. Après une dégustation de patates douces aux goûts finalement très variés et le repas, nous profitons d'une nuit réparatrice, éclairée par la torche du gardien qui nous a été affecté et le clignotement des lucioles.

Mercredi 2 novembre 2005

Nous démarrons l'itinéraire directement depuis le campement, par un chemin constamment sous le couvert de la forêt, qui serpente d'abord dans les "jardins", puis monte dans la forêt vers le sommet du volcan. Nous apercevons de nombreux cacatoes, des kalaus au vol très sonores, ainsi qu'un cochon sauvage poursuivi par un chien ; Hermann, qui nous accompagne avec ses trois fils, nous montre un arbre dont le tronc sert traditionnellement à la fabrication des pirogues. A l'approche du sommet, le chemin est ponctuellement recouvert de cendres ; par contre, l'arrivée nous revèle une zone totalement dévastée, où ne subsistent pas d'arbres et où la végétation est recouverte d'une couche de boue grise, collante aux chaussures, et atteignant une vingtaine de centimètres d'épaisseur en lisière de cette zone. Hermann est effrayé ; il ne reconnait pas le terrain, qui s'est creusé d'un cratère, probablement d'effondrement, et où culmine un petit promontoire qui n'existait pas quinze jours plus tôt. En outre, le panache de vapeur se révèle constitué de deux panaches distincts d'où s'échappent des bouffées grises contenant néanmoins peu de cendres, accompagnées de blocs de pierres qui retombent bruyamment sur les pentes. Avec Franck, Hervé et Jean-Jacques, nous tentons d'atteindre l'arête du cratère pour voir directement la source de l'éruption.
Mais la prudence nous incitera à renoncer à franchir un dernier petit cratère, la couche de boue s'étant épaissie et le poids de nos chaussures nous interdisant tout repli en cas de chute de blocs de lave. Nous bifurquons donc vers une zone de fumerolles, qui existait précédemment mais a trouvé une forte activité ; nous y admirons des bains de boue bouillonnante, avant de nous replier vers la forêt, compte-tenu d'une augmentation de l'activité du volcan et des chutes de blocs qui approchent désormais la zone où nous nous trouvions il y a quelques instants.
Une forte pluie abrègera notre pique-nique, et nous retournons vers le campement, que nous atteignons trois heures plus tard et qui ne se trouve qu'à six kilomètres à vol d'oiseau du cratère actif. Hermann et ses fils manifestent leur forte inquiétude suite à ce qu'ils ont découvert là-haut, et nous interrogent tour à tour sur l'avenir de cette éruption, alors que nous sommes bien évidemment incapables de prendre la moindre position à ce sujet. Le camion qui nous ramènera sous la pluie à Hoskins nous rejoint bientôt.

Mardi 1 novembre 2005

Le groupe de disloque temporairement : Olivier et Sylvette retournent à Rabaul, Philippe et Gisèle vont profiter des remarquables fonds sous-marins de la région. Franck, Jean, Hervé, Evelyne, Jean-Jacques et moi optons pour l'ascension du Garbuna. Ce volcan qui culmine à 1110m est entré en éruption le 17 octobre après un sommeil de 1700 ans ; il était néanmoins connu comme étant la zone hydrothermale la plus importante de Papouasie. Cette éruption s'est manifestée par un panache de quatre kilomètres, retombé sur le village de Garu dont les eaux ont été polluées, et dont les habitants sont très inquiets, aucune référence historique ne permettant de pronostiquer la suite des évènements sur ce volcan non instrumenté, car considéré jusque là comme éteint. Nous nous dirigeons donc en début d'après-midi vers la plantation de Kilu, qui nous servira de bivouac et de point de départ. Les habitants ne manifestent pas d'inquiétude particulière, même s'ils ont observé depuis trois jours la pollution de la rivière, désormais d'un blanc laiteux, une source restant néanmoins potable. Hermann, le responsable du village, nous indique avoir conduit une australienne au sommet, la veille de l'éruption.

Vue sur la plantation de palmes de Walandi, qui nous héberge Hermann nous montre que la rivière a pris une couleur laiteuse Notre campement, au milieu du village
Plantation de palmes de Walandi Rivière polluée par l'éruption Notre campement, dans la plantation

Une colonne de vapeur semble se dégager du volcan. Après une dégustation de patates douces aux goûts finalement très variés et le repas, nous profitons d'une nuit réparatrice, éclairée par la torche du gardien qui nous a été affecté et le clignotement des lucioles.

Pago

Mercredi 2 novembre 2005

Nous démarrons l'itinéraire directement depuis le campement, par un chemin constamment sous le couvert de la forêt, qui serpente d'abord dans les "jardins", puis monte dans la forêt vers le sommet du volcan. Nous apercevons de nombreux cacatoes, des kalaus au vol très sonores, ainsi qu'un cochon sauvage poursuivi par un chien ; Hermann, qui nous accompagne avec ses trois fils, nous montre un arbre dont le tronc sert traditionnellement à la fabrication des pirogues. A l'approche du sommet, le chemin est ponctuellement recouvert de cendres ; par contre, l'arrivée nous revèle une zone totalement dévastée, où ne subsistent pas d'arbres et où la végétation est recouverte d'une couche de boue grise, collante aux chaussures, et atteignant une vingtaine de centimètres d'épaisseur en lisière de cette zone. Hermann est effrayé ; il ne reconnait pas le terrain, qui s'est creusé d'un cratère, probablement d'effondrement, et où culmine un petit promontoire qui n'existait pas quinze jours plus tôt. En outre, le panache de vapeur se révèle constitué de deux panaches distincts d'où s'échappent des bouffées grises contenant néanmoins peu de cendres, accompagnées de blocs de pierres qui retombent bruyamment sur les pentes. Avec Franck, Hervé et Jean-Jacques, nous tentons d'atteindre l'arête du cratère pour voir directement la source de l'éruption.

Arrivée au sommet, à l'orée de la forêt Zone dévastée par les retombées de cendre, transformée en boue collante Vue vers la zone de solfatares
Arrivée au sommet du Garbuna Sommet du Garbuna Zone de solfatares

Mais la prudence nous incitera à renoncer à franchir un dernier petit cratère, la couche de boue s'étant épaissie et le poids de nos chaussures nous interdisant tout repli en cas de chute de blocs de lave. Nous bifurquons donc vers une zone de fumerolles, qui existait précédemment mais a trouvé une forte activité ; nous y admirons des bains de boue bouillonnante, avant de nous replier vers la forêt, compte-tenu d'une augmentation de l'activité du volcan et des chutes de blocs qui approchent désormais la zone où nous nous trouvions il y a quelques instants.

Nous nous aventurons à proximité des solfatares du Garbuna Gros plan sur un solfatare Repli stratégique : nous revenons à l'orée de la forêt pour observer le Garbuna
Zone des solfatares Zone des solfatares Repli vers la forêt
Les panaches sortent de deux bouches distinctes Le panache contient peu de cendres, mais projette des blocs Panache
Panaches depuis le Garbuna Panaches depuis le Garbuna Panaches depuis le Garbuna

Une forte pluie abrègera notre pique-nique, et nous retournons vers le campement, que nous atteignons trois heures plus tard et qui ne se trouve qu'à six kilomètres à vol d'oiseau du cratère actif. Hermann et ses fils manifestent leur forte inquiétude suite à ce qu'ils ont découvert là-haut, et nous interrogent tour à tour sur l'avenir de cette éruption, alors que nous sommes bien évidemment incapables de prendre la moindre position à ce sujet. Le camion qui nous ramènera sous la pluie à Hoskins nous rejoint bientôt.

Pago

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 29/11/2005



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