Lundi 21 janvier 2002

Nous démarrons comme prévu à minuit, dans une nuit noire ; le 4*4 nous abandonne avant le point de dépose habituel. Nous "bénéficions" donc d'une marche d'approche de deux heures, qui nous conduit à une altitude de 1400m environ, et à partir de laquelle les choses sérieuses commencent...
J'ai l'impression de monter à la lueur des frontales dans des dunes sans fin, avec un ravin que nous devinons à moins de deux mètres à notre droite. La marche devient difficile dans les 400 derniers mètres, et Anne regonfle le moral des "traînards" ; en fait, nous mettrons exactement le temps prévu pour arriver au sommet, (6 heures pour 1500 mètres de dénivelé, en étant obligé d'emprunter une ligne de plus grande pente), mais le rallongement initial nous fait manquer de peu le lever du soleil.

La découverte du cratère, constellé de coulées et de hornitos fumants est spectaculaire ; nous faisons fuir une pintade qui avait élu perchoir sur un hornito. De la carbonatite luisante marque les coulées toute chaudes, datant visiblement de quelques heures à peine. Des grondements sourds nous amènent sur un hornito actif, qui rugit à notre approche et projette quelques gouttes de lave qui perceront la tenue de Laurent (le tribut à payer à la déesse Engaï, comme dirait l'autre....).

Nous discutons avec un groupe de courageux qui, selon la formule classique, redescendent après quelques minutes passées sur le cratère. Parmi eux, une "maso" qui reconnaît que "les volcans, ce n'est pas son truc" et préfère discuter que de faire le tour du cratère avec ses compagnons...
Nous somnolons en attendant les porteurs, qui ont à la fois le repas et les tentes. Il n'y a pas d'eau, et nous en montons 80 litres, en plus des ustensiles de cuisine et des tentes. Notre équipe a donc recruté 7 porteurs masaïs (charge maxi fixée à 20 kilos, balance à l'appui), dont 3 resteront et redescendront avec nous. Anne repère une nouvelle petite éruption du même hornito : quelques paquets de lave projetés vers le haut, mais pas de coulée.
Nous prenons le petit déjeuner très tardivement, et passons directement au thé avant le repas du soir à 19h30. Avec Laurent, nous installons la tente sur la carbonatite, loin des fumerolles de "l'espace réservé" au camping qui s'est réduit comme une peau de chagrin depuis ces dernières années.

Mardi 22 Janvier 2002

A minuit, nous sommes aux premières loges pour un orage impressionnant... Nous ne disposons que d'une moustiquaire pour fermer la tente... mais le chauffage par le sol de notre installation permet un séchage ultra rapide de nos affaires. Quant à Sebastiano...
L'air hagard, il nous expliquera au lever du soleil que sa tente (Ferrano, publicité gratuite...) était tellement étanche que suite à la dépression de la nuit, il y a manqué d'oxygène et a failli y rester. Alors que nous pensions qu'il s'agissait là d'un effet du rhum, qu'il avait largement testé la veille, il s'est presque fâché que nous mettions en doute sa théorie... En fait, nous aurions dû lui proposer un changement de tente, car sans fermeture, il ne risquait pas l'étouffement !

Après un petit déjeuner tardif, nous grimpons le sommet du Lengaï (2951m selon mon GPS, 2878m selon les cartes : qui a raison, sachant que mon GPS était parfaitement cohérent avec la hauteur du Meru ?). Nous faisons le tour de l'ancien cratère phréatique, sur son flanc Sud.

Chacun se promène sur le cratère pendant l'après-midi ; des fissures très marquées et se prolongeant dans le flanc Nord Est de la caldeira, ainsi que la chute d'énormes blocs depuis cette falaise, laissent supposer que le volcan a été déstabilisé par le remplissage de sa caldeira et qu'un jour ou l'autre, un glissement de terrain l'éventrera. Mieux vaudra ne pas se trouver sur le cratère à ce moment là... Quelques gouttes de pluie tomberont dans l'après-midi, et se transformeront en pluie longue et intense pendant la nuit. Laurent dormira dans la couverture de survie...
Je vous propose également page spécifique quelques informations sur le Lengaï, ainsi que des liens vers des sites consacrés à ce volcan.

Lundi 21 janvier 2002


Nous démarrons comme prévu à minuit, dans une nuit noire ; le 4*4 nous abandonne avant le point de dépose habituel. Nous "bénéficions" donc d'une marche d'approche de deux heures, qui nous conduit à une altitude de 1400m environ, et à partir de laquelle les choses sérieuses commencent...

J'ai l'impression de monter à la lueur des frontales dans des dunes sans fin, avec un ravin que nous devinons à moins de deux mètres à notre droite. La marche devient difficile dans les 400 derniers mètres, et Anne regonfle le moral des "traînards" ; en fait, nous mettrons exactement le temps prévu pour arriver au sommet, (6 heures pour 1500 mètres de dénivelé, en étant obligé d'emprunter une ligne de plus grande pente), mais le rallongement initial nous fait manquer de peu le lever du soleil.

Coulée de lave encore chaude Concrétions de sels Petit tunnel de lave éventré
Coulée fraîche... donc chaude Concrétions Tunnel de lave

La découverte du cratère, constellé de coulées et de hornitos fumants est spectaculaire ; nous faisons fuir une pintade qui avait élu perchoir sur un hornito. De la carbonatite luisante marque les coulées toute chaudes, datant visiblement de quelques heures à peine. Des grondements sourds nous amènent sur un hornito actif, qui rugit à notre approche et projette quelques gouttes de lave qui perceront la tenue de Laurent (le tribut à payer à la déesse Engaï, comme dirait l'autre....).

Vue générale sur le cratère Les grondements sourds nous conduisent vers l'hornito actif Vue vers le point culminant du volcan
Cratère du Lengaï Vers l'hornito actif Sommet du Lengaï

Nous discutons avec un groupe de courageux qui, selon la formule classique, redescendent après quelques minutes passées sur le cratère. Parmi eux, une "maso" qui reconnaît que "les volcans, ce n'est pas son truc" et préfère discuter que de faire le tour du cratère avec ses compagnons... Nous somnolons en attendant les porteurs, qui ont à la fois le repas et les tentes. Il n'y a pas d'eau, et nous en montons 80 litres, en plus des ustensiles de cuisine et des tentes. Notre équipe a donc recruté 7 porteurs masaïs (charge maxi fixée à 20 kilos, balance à l'appui), dont 3 resteront et redescendront avec nous. Anne repère une nouvelle petite éruption du même hornito : quelques paquets de lave projetés vers le haut, mais pas de coulée.

Nous prenons le petit déjeuner très tardivement, et passons directement au thé avant le repas du soir à 19h30. Avec Laurent, nous installons la tente sur la carbonatite, loin des fumerolles de "l'espace réservé" au camping qui s'est réduit comme une peau de chagrin depuis ces dernières années.

Mardi 22 Janvier 2002

A minuit, nous sommes aux premières loges pour un orage impressionnant... Nous ne disposons que d'une moustiquaire pour fermer la tente... mais le chauffage par le sol de notre installation permet un séchage ultra rapide de nos affaires. Quant à Sebastiano...

L'air hagard, il nous expliquera au lever du soleil que sa tente (Ferrano, publicité gratuite...) était tellement étanche que suite à la dépression de la nuit, il y a manqué d'oxygène et a failli y rester. Alors que nous pensions qu'il s'agissait là d'un effet du rhum, qu'il avait largement testé la veille, il s'est presque fâché que nous mettions en doute sa théorie... En fait, nous aurions dû lui proposer un changement de tente, car sans fermeture, il ne risquait pas l'étouffement !


Le cratère actif, vu depuis le sommet du volcan Je pose devant un hornito
Cratère du Lengaï Pose devant un hornito

Après un petit déjeuner tardif, nous grimpons le sommet du Lengaï (2951m selon mon GPS, 2878m selon les cartes : qui a raison, sachant que mon GPS était parfaitement cohérent avec la hauteur du Meru ?). Nous faisons le tour de l'ancien cratère phréatique, sur son flanc Sud.

Fissure dans le cratère Stalactites de carbonatites
Fissure du cratère Stalactites

Chacun se promène sur le cratère pendant l'après-midi ; des fissures très marquées et se prolongeant dans le flanc Nord Est de la caldeira, ainsi que la chute d'énormes blocs depuis cette falaise, laissent supposer que le volcan a été déstabilisé par le remplissage de sa caldeira et qu'un jour ou l'autre, un glissement de terrain l'éventrera. Mieux vaudra ne pas se trouver sur le cratère à ce moment là... Quelques gouttes de pluie tomberont dans l'après-midi, et se transformeront en pluie longue et intense pendant la nuit. Laurent dormira dans la couverture de survie...

Je vous propose également sur une page spécifique quelques informations sur le Lengaï, ainsi que des liens vers des sites consacrés à ce volcan.

Autour d'Arusha

les photos de la page sous forme de diaporama, cliquez sur ce lien

(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 20/02/2002

Autour d'Arusha
Le lac Natron